Wednesday, 26 April 2017

Cargos, la face cachée du fret réalisé par Denis Delestrac



Le trafic maritime joue un rôle essentiel au sein de l'économie globalisée. 95% des produits expédiés à travers la planète passent par les mers ou les océans. Certains objets de consommation courante voyagent plusieurs fois autour du globe avant de parvenir dans les commerces. Qui sont les acteurs de ce gigantesque trafic ? Quels en sont les enjeux ? Enquête dans les coulisses du transport maritime, un milieu opaque, qui engendre de graves atteintes à l'environnement et d'importantes pertes fiscales, liées aux pavillons de complaisance.

MuCEM, un musée pour la Méditerranée réalisé par Thomas Briat



Retour sur l'aventure que constitue la naissance du MuCEM, de la conception de son projet architectural jusqu'à l'installation de ses expositions inaugurales.

Le mystère du Loch Ness réalisé par Mike Wafer



Quelle réalité se cache derrière le monstre du Loch Ness, cette créature étrange que d'aucuns prétendent avoir aperçue dans les eaux sombres de ce grand lac écossais ? Des tests au détecteur de mensonge passés sur les personnes ayant déclaré avoir vu le monstre, des sonars envoyés dans les profondeurs du lac et des analyses de photos prises par des témoins amènent à la conclusion que chacun peut soutenir sa version préférée mais que tout est encore possible concernant la réalité de la présence de «Nessy» dans le lac, qui est devenu au fil du temps une importante destination touristique de cette région d'Ecosse.

Tampon, notre ennemi intime réalisé par Audrey Gloaguen



Présentés à leur apparition comme une révolution, symboles de la libéralisation du corps, les tampons sont devenus incontournables. Au point qu’on a omis de s’interroger sur leur composition et les risques qu’ils peuvent faire encourir. Enquête sur un produit courant très utile, mais pas si anodin…

Ils sont partout, des sacs à main aux placards des salles de bains et jusqu’aux tiroirs des bureaux ! Utilisés depuis des décennies par des millions de femmes à travers la planète, les tampons font incontestablement partie des produits d’hygiène courants. De la puberté à la ménopause, on s’en sert régulièrement sans se poser de questions, tant ils facilitent la vie. Et c’est là que le bât blesse, car ces petits bâtonnets blancs peuvent s’avérer très dangereux pour la santé.

Margaux, une infirmière de 23 ans, et Justine, psychanalyste de 26 ans, en savent quelque chose. Elles font partie des très nombreuses victimes des tampons et d’une affection, méconnue, dont ils sont à l’origine : le SCT, le syndrome du choc toxique. Il y a trois ans, sans raison apparente, toutes deux développent des symptômes similaires : « J’avais de la température, je vomissais, je me sentais faible… En fin d’après-midi, je me suis décidée à aller voir un médecin parce que je n’étais vraiment pas bien », raconte Margaux. De son côté, Justine, après avoir songé à « une gastro », s’inquiète réellement lorsqu’elle commence à « avoir la peau toute rouge comme pour un coup de soleil ». « Je n’arrivais même pas à tendre la main au docteur pour le saluer, je n’en avais pas la force », explique-t-elle.

Diagnostic d’appendicite éventuelle pour l’une et de possible scarlatine pour l’autre, les deux jeunes femmes se retrouvent aux urgences, où leur cas n’est pas jugé prioritaire. Mais la situation se dégrade et, très vite, leur pronostic vital est engagé. Margaux et Justine finissent par s’en sortir, mais à quel prix. La première ne pourra probablement jamais avoir d’enfants et la deuxième garde des séquelles de sa terrible infection. Encore bouleversées par leur expérience, elles témoignent dans ce film pour alerter sur le SCT et la dangerosité méconnue des tampons. Mais faut-il absolument s’abstenir d’en porter ?

Un cocktail chimique…
Selon le professeur Gérard Lina, microbiologiste spécialiste de ce syndrome, « 20 à 30 % de femmes sont porteuses du staphylocoque doré. Si le fluide menstruel est bloqué dans le vagin par un tampon, la bactérie va l’utiliser comme milieu de culture et se développer. Elle va libérer une toxine extrêmement dangereuse et déclencher une infection généralisée dont on peut mourir si elle n’est pas prise en charge correctement ». Pour le professeur Lina, connaître la composition des tampons permettrait de comprendre comment se développe le SCT, « une maladie qu’on pensait disparue mais qui réapparaît depuis les années 2000 sans qu’on sache quels en sont les facteurs ». Dans les années 1980, un scandale sanitaire qui a coûté la vie à quelque 900 Américaines a obligé le fabricant à informer sur le risque accru en cas d’utilisation de tampons super absorbants. Qui le sait en Europe où, face à la puissance des industriels, on peine à imposer la transparence ? Et comme si le spectre du SCT ne suffisait pas, des tests commandés, en août 2016, par le secrétariat d’État à la consommation sur plusieurs marques montrent la présence de dioxine dans les six références analysées. Une substance chimique parmi les 10 plus nocives selon l’OMS et qui pourrait, comme l’explique le toxicologue belge Dominique Lison, « être à l’origine d’une pathologie très douloureuse, responsable aussi d’infertilité : l’endométriose ». Une hypothèse corroborée par d’autres études internationales. Frédéric Saltron, un chimiste français, a retrouvé dans des tampons des six marques les plus utilisées « entre vingt et trente composants chimiques, dont des phtalates ». « À partir de là, on a le droit de se poser la question sur l’innocuité de chacun d’eux… »

La route du Dragon, la grande traversée du Vietnam réalisé par Yves Lecrain Crist



Selon les croyances ancestrales, le peuple vietnamien serait issu de l'union entre un dragon et une fée. La chimère cracheuse de feu, l'un des quatre animaux sacrés des vieilles légendes, tient une place importante dans la culture du pays. Bien ancrée dans la tradition et l'imagerie collective, elle apparaît sur la plupart des monuments du Vietnam. Même la longue silhouette du pays figure un dragon. Depuis Ho Chi Minh ville au sud du pays, cité de tous les excès du modernisme, jusqu'à Bac Ha au nord, territoire du peuple Hmong attaché à la tradition, le réalisateur part à la rencontre de ce peuple qui a résisté durant son histoire aux invasions chinoise, française et américaine.

Le grand tour des litteratures - L'Allemagne de Mark Twain réalisé par Andrew Davies & Rieke Brendel



Sur les traces des écrivains voyageurs qui ont mis en mots leurs périples à travers le monde. À la fin des années 1870, l’auteur américain Mark Twain entreprend un voyage de seize mois en Europe, qui le mène en Allemagne, en Suisse, en France et en Italie, et qu'il racontera dans le livre "Un vagabond à l’étranger", publié en 1880.

À la fin des années 1870, l’auteur américain Mark Twain – de son vrai nom Samuel Langhorne Clemens – peine dans l'écriture des Aventures de Huckleberry Finn. Il entreprend alors un voyage de seize mois en Europe, qui le mène en Allemagne, en Suisse, en France et en Italie, et qu'il racontera dans le livre Un vagabond à l’étranger, publié en 1880. Mark Twain s’y enthousiasme pour l’Allemagne romantique et ses légendes, mais il relate aussi ses difficultés à manier la langue de Goethe et moque quelques travers locaux, comme le goût des autochtones pour les pendules à coucou, même si son humour cible en priorité les touristes américains. Est-ce ce voyage qui a rendu à Mark Twain le goût de l’écriture ? Certains habitants du sud de l’Allemagne restent convaincus, en tout cas, que l'échappée en radeau de Huck Finn et de son ami Jim sur le Mississippi a trouvé sa source tout près de chez eux, dans les eaux de la rivière Neckar.

Tuesday, 25 April 2017

Je ne suis pas votre nègre réalisé par Raoul Peck


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À partir des textes de l'écrivain noir américain James Baldwin (1924-1987), le cinéaste Raoul Peck revisite les années sanglantes de lutte pour les droits civiques, à travers notamment les assassinats de Martin Luther King Jr., Medgar Evers et Malcolm X. Un éblouissant réquisitoire sur la question raciale.

En juin 1979, l’auteur noir américain James Baldwin écrit à son agent littéraire pour lui raconter le livre qu'il prépare : le récit des vies et des assassinats de ses amis Martin Luther King Jr., Medgar Evers, membre de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) et Malcolm X. En l'espace de cinq années, leur mort a traumatisé une génération. En 1987, l'écrivain disparaît avant d'avoir achevé son projet. Il laisse un manuscrit de trente pages, Notes for Remember this House, que son exécuteur testamentaire confiera plus tard à Raoul Peck (L'école du pouvoir, Lumumba).

Colère froide
Avec pour seule voix off la prose fiévreuse et combative de Baldwin, le cinéaste revisite les années sanglantes de lutte pour les droits civiques, les trois assassinats précités, et se penche sur la recrudescence actuelle de la violence envers les Noirs américains, ce qui confère une troublante actualité aux propos de l'écrivain. James Baldwin ne se contente pas de dénoncer les violences et les discriminations à l'égard des Noirs, la terreur dans laquelle lui et ses semblables vivent. Il s'attaque à ce qui, dans la culture américaine, et le cinéma hollywoodien en particulier, s'obstine à fausser la réalité : l'innocence factice, l'héroïsme côté blanc, la souffrance, la faiblesse côté noir, sans oublier les hypocrites scènes de réconciliations raciales. "Les Blancs doivent chercher à comprendre pourquoi la figure du nègre leur était nécessaire", assène-t-il lors d'une allocution télévisée. À ce commentaire, à mi-chemin entre colère froide et implacable réquisitoire, dit par JoeyStarr (Samuel L. Jackson assurant, lui, la version anglaise) répond, dans une alchimie impeccable, un fascinant flot d'images (reportages, archives, extraits de films, photos) qui nous propulse au cœur de l'identité américaine, voire occidentale, de ses cruautés et de ses faux-semblants. En plus de rendre hommage à un écrivain majeur, ce documentaire, primé à maintes reprises, offre un voyage saisissant au cœur d'une société américaine au bord de l'implosion. L'un des plus beaux films de Raoul Peck qui, à l'instar de Baldwin, porte sur son sujet un regard sensible et engagé.

Monday, 24 April 2017

La folie du couscous réalisé par Claude Ardid



Le couscous est aujourd'hui l'un des plats les plus consommés en France. Il figure souvent sur la liste des mets préférés dans l'Hexagone. Ce plat populaire, originaire d'Algérie, composé de semoule de blé et de légumes, entre autres ingrédients, est non seulement un succès culinaire mais aussi un véritable enjeu pour l'industrie alimentaire, qui a vite compris l'intérêt qu'elle pouvait tirer de cet engouement généralisé, pour le meilleur et parfois pour le pire. Rencontre avec les hommes et les femmes qui ont bâti leur réputation sur ce petit grain.

Économe sweet home réalisé par Jean-François Méplon



Comment s'affranchir des circuits de distribution traditionnelle ? Comment produire soi-même, préserver la planète et devenir autonome ? Jean-François Méplon a enquêté, et rencontré plusieurs adeptes de ces nouveaux modes de vie. Sans pour autant renoncer au confort moderne, Christophe Laplace ne paye quasiment plus de factures. Avec sa femme et ses trois enfants, il a construit une maison à énergies positives. Grâce à la permaculture, Christophe Koëppel fournit 500 kilos de fruits et légumes par an aux membres de son association. Grégory enseigne l'aquaponie à des stagiaires venus du monde entier. Ils espèrent maîtriser cette technique de culture «hors-sol» pour produire leur propre alimentation. Michel, enfin, a réussi à fédérer tout un village pour gagner son autonomie énergétique. Il a créé le premier parc éolien citoyen.

Princes d'Angleterre le business du coeur réalisé par Christian Bidault



Depuis 300 ans, la monarchie britannique met en avant ses oeuvres de bienfaisance. La dimension marketing de cette démarche est savamment utilisée par les services de communication de Buckingham. Mais, les bienfaits de ces fondations, qu'elles touchent la pauvreté, la maladie, l'emprisonnement, l'éducation, l'écologie, l'entreprise ou encore le monde animal sont bien réels. Militants de la bienfaisance dans le monde, les princes - mais aussi les princesses - se doivent de justifier leur train de vie privilégié. Faire la charité est un devoir. Mettre son aura au service des plus démunis, pour générer des millions de livres, est la façon royale de réparer les ravages des politiques gouvernementales. La famille royale parraine 3000 oeuvres caritatives, dont 1500 sont sponsorisées par la Reine et le Prince Philip.

Entrée du personnel réalisé par Manuela Fresil



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Dans des abattoirs industriels, alors que les bêtes sont démembrées, les cadences et la répétitivité des gestes éreintent les corps des hommes. Une plongée vertigineuse dans les entrailles des usines à viande modernes, qui montre la violence du travail déshumanisé.

D’abord, il y a des centaines de bêtes – cochons, bœufs, moutons – qui défilent en flux continu vers la mort industrielle, dans un vacarme de machines qui grincent et s’entrechoquent. De l’autre côté de la chaîne, alignés comme une armée de clones en blouse blanche, femmes et hommes, certains en cotte de maille, abattent, découpent, désossent et emballent pour la mise en barquette, répétant les mêmes gestes à l’infini, jusqu’au vertige. Une éreintante chorégraphie, soumise à des cadences infernales qui les tuent, eux aussi, lentement. "Usés jusqu’à l’os", confient-ils en voix off, dans une parole anonyme, par crainte des représailles. Avec une douloureuse lucidité, les ouvriers racontent l’habitude du sang qui jaillit et de l’odeur qui imprègne, l’accélération constante du rendement, les cauchemars quotidiens, l’aliénation.

Corps à l’épreuve
Cette plongée dans les entrailles d’usines à viande modernes montre d’abord la violence du travail déshumanisé et les corps à l’épreuve. Manuela Frésil a notamment demandé aux opérateurs de mimer leurs gestes en plein air, exercice auquel ils se prêtent volontiers, comme pour exorciser l’extrême pénibilité de leur tâche. Celle-ci les condamne à de fréquentes tendinites et à des incapacités de travail, qui leur valent alors d’être remerciés. Les anciens rêvent de la retraite, mais n'espèrent pas en profiter plus de trois ans. Un témoignage fort en forme d’hommage à ces ouvriers de l’ombre.

Sunday, 23 April 2017

The look : Charlotte Rampling - Un autoportrait à travers les autres réalisé par Angelina Maccarone



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Un portrait singulier de la sublime Charlotte Rampling aux antipodes de l'académisme, à l'image de l'actrice britannique, filmée avec des personnalités qui ont marqué sa vie et sa carrière : le photographe Peter Lindbergh, l'écrivain Paul Auster, la philosophe Cynthia Fleury, sa mère Joy.

Au milieu d’un shooting, Charlotte Rampling passe derrière l’objectif pour immortaliser le célèbre photographe Peter Lindbergh. Beau joueur, l’arroseur arrosé prend la pause tout en poursuivant leur conversation sur le thème de la mise à nu, cette mise en danger volontaire qu’affectionne la comédienne : "C’est le moteur des meilleures expériences : affronter ses peurs." Elle retrouve ensuite l’écrivain Paul Auster sur un bateau pour évoquer le temps qui passe. Lady Charlotte, comme il l’appelle affectueusement, se remémore sa rencontre avec Luchino Visconti, qui lui a appris, sur le tournage des Damnés, que l’âme n’a pas d’âge. Puis vient le temps de disserter sur l’amour, cette bienheureuse "solitude en compagnie de l’autre", avec la philosophe Cynthia Fleury et sa mère Joy…

Kaléidoscope
Dans le premier plan du film, face caméra, Charlotte Rampling retire délicatement ses lunettes de soleil et plante ses yeux clairs dans les vôtres. Près de cinquante ans après ses débuts, les paupières sont plus lourdes mais le pouvoir hypnotique reste le même. Le titre du documentaire d’Angelina Maccarone, bien sûr, fait référence à son incomparable regard, sur lequel elle a bâti sa carrière. Mais pas seulement. La réalisatrice allemande, qui a eu la brillante initiative de s’affranchir des codes du portrait en rejetant toute chronologie factuelle et en jouant avec la frontière entre mise en scène et vérité documentaire, nous propose ici de passer de l’autre côté du miroir pour contempler la vie à travers les yeux de l’actrice. Segmenté en neuf chapitres illustrés d’extraits de films, ce documentaire atypique dévoile les multiples facettes d’une femme profonde, drôle et touchante, loin de sa réputation de star inaccessible.

Saturday, 22 April 2017

Histoire d'une valse, le beau Danube bleu réalisé par Pierre-Henry Salfati



Chaque année, la reine des valses viennoises, "Le beau Danube bleu" de Johann Strauss, clôt le concert du nouvel an à Vienne. Comment cette partition au succès planétaire a-t-elle été composée ? Pourquoi est-elle devenue si célèbre ?

Chaque année, la reine des valses viennoises, "Le beau Danube bleu" de Johann Strauss, clôt le concert du nouvel an à Vienne. Comment cette partition au succès planétaire a-t-elle été composée ? Pourquoi est-elle devenue si célèbre ?

En 1866, son auteur en fait devant Napoléon III "un message d’espoir, d’amitié et de paix". Après la défaite de l’Autriche à Könitzgratz face à la puissance montante de l'Allemagne de Bismarck, elle a consolé les Viennois avant d’accompagner les premiers pas diplomatiques de François-Joseph de Habsbourg auprès de la France. Elle continuera pourtant de bercer l'Europe, guerre après guerre, de 1870 jusqu'à 1945. Pierre-Henry Salfati évoque aussi la vie de son compositeur, dit Johann Strauss II pour le distinguer de son père, et qui fut avec ce dernier et ses frères à la tête d’une véritable industrie musicale. Avec, notamment, Franz-Welser-Möst, chef d’orchestre et directeur musical de l'opéra de Vienne et de Cleveland, Christophe Wagner-Treikwitz, historien et musicologue, Christine Mondon, historienne, et Patrick Souillot, chef d’orchestre et directeur musical de l’Orchestre symphonique universitaire de Grenoble.

Quatre saisons dans la vie d'un chêne (2/2) Mars à août réalisé par Nic Stacey



L’entomologiste anglais George McGavin explore la vie d’un chêne âgé de 400 ans et ses fascinants pouvoirs d’adaptation au temps et aux saisons. Second volet : au printemps et en été.

Au printemps, l’entomologiste installe deux caméras à énergie solaire pour observer la transformation de l’arbre au fil des mois et notamment sa consommation d’eau. Pendant l'été, il explore le vaste réseau vivant qui dépend du chêne pour sa survie. En remontant deux milliards d’années en arrière, nous découvrons comment les arbres produisent des matières organiques utiles à leur croissance grâce à la lumière du soleil, au gaz carbonique et à l'eau du sous-sol.

Quatre saisons dans la vie d'un chêne (1/2) Août à février réalisé par Nic Stacey



L’entomologiste anglais George McGavin explore la vie d’un chêne âgé de 400 ans et ses fascinants pouvoirs d’adaptation au temps et aux saisons.

Grâce à de nouvelles technologies spectaculaires, George McGavin décrypte la biologie sophistiquée d'un vieux chêne : la réalisation d'une carte en 3D permet de déterminer sa taille (90 mètres de haut) et son poids (10 tonnes) ; l'étude du système racinaire d'un arbre plus jeune met en lumière la manière dont le chêne, grâce à ses interactions avec des champignons microscopiques, parvient à extraire des phosphates à partir des roches présentes dans le sol ; enfin, l’examen de sa structure interne révèle sa capacité de résistance aux tempêtes.