Friday, 29 July 2016

Monsieur taxi réalisé par André Hunebelle



Chauffeur de taxi bourru au grand cœur, Pierre Verger, surnommé Monsieur Taxi, est accompagné de son fidèle Gangster, un jeune chien malicieux. Il sillonne Paris et conduit notamment de riches étrangères. Un jour, il retrouve dans son taxi un sac contenant 300 000 francs. En tentant de retrouver la propriétaire du sac il se trouve pris pour le complice d'un vol et arrêté par la police. Tout s'arrange finalement et Monsieur Taxi peut marier son fils Georges, journaliste, avec Lily, une danseuse. Sa fille Jacqueline épouse François, un fleuriste.

La Soif de l'or réalisé par La Soif de l'or réalisé par Gérard Oury



Urbain Donnadieu, PDG d'une entreprise de maisons préfabriquées, a été élevé par sa grand-mère, Zézette, dans le culte du profit. Avare de première classe, il a volé 60 000 francs par jour à son entreprise, qu'il a transformés en lingots. Il voudrait bien les faire passer en Suisse. Il décide donc de cacher les lingots dans les briques d'une des maisons qu'il doit livrer, une idée qu'il va regretter. Tout irait pour le mieux si son épouse, Fleurette, agent du fisc et son amant, Jacques, chauffeur et meilleur ami d'Urbain, ne venaient pas mettre leur nez dans ce plan...

Le crépuscule de la grenouille réalisé par Allison Argo



Les grenouilles sont menacées d'extinction, à cause des pesticides, de la pollution et de la chytridiomycose, une mystérieuse maladie qui voyage à travers le monde.

Le cheval andalou, monture royale réalisé par Mario Dirkx



Plongée dans la riche histoire des chevaux andalous, racontée par ceux qui les élèvent, les montent et les admirent.

Une fois par an, la cité de Xérès célèbre la Feria del caballo, ou Fête du cheval. L'occasion d'admirer de sémillants cavaliers et leurs compagnes en robes gitanes, juchés sur de somptueuses montures. Les festivités sont organisées en l'honneur du cheval andalou, fierté de la région depuis des siècles : ce sont en effet des moines chartreux de Xérès qui, à la fin du XVe siècle, ont sélectionné et créé cette race dans leur haras, sur des terres octroyées par la Couronne espagnole. Les religieux, très soucieux de la pureté de leur race chevaline, allèrent jusqu'à refuser d'accéder à une demande de Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille qui avaient souhaité un croisement avec le cheval napolitain. Ce qui n'empêcha pas ces souverains d'offrir à toutes les cours d'Europe les belles montures élevées dans leur royaume.

Beauté irréelle
L'élégance de la ligne du cheval andalou, sa grâce et la beauté presque irréelle de ses mouvements contribuent depuis près de cinq siècles au charme de ce pur-sang. En achetant deux de ces chevaux de selle, le réalisateur Mario Dirkx s'est pris de passion pour cette race courageuse et douce, le début d'une aventure documentaire de cinq ans pour retracer l'histoire de leur lignée. À cette occasion, le Néerlandais s'est associé au poète et amoureux des chevaux Juan Llamas Perdigo, qui lui a ouvert bien des portes pour rencontrer des éleveurs et des cavaliers hors normes. Primé à l'Equus Film Festival de New York, ce documentaire indépendant a vu le jour grâce au financement participatif, signe d'une réelle passion pour ce cheval emblématique de l'Espagne.

Guten Tag, RDA ! Les Français et l'Allemagne de l'Est réalisé par Hans Sparschuh & Rainer Burmeister



Bien avant la normalisation des rapports entre la France et la RDA en 1972, de nombreux Français avaient franchi le Mur. De tels échanges étaient déséquilibrés, puisque les citoyens de RDA n'avaient que rarement l'autorisation de se rendre en France.

La RFA et la RDA ont reconnu leurs existences respectives seulement en mai 1972, à l'initiative du chancelier Willy Brandt. Dès lors, les pays occidentaux pouvaient normaliser leurs propres relations avec l'Allemagne communiste. Ce fut le cas de la France en 1973. Pourtant, certains Français avaient eu depuis longtemps l'occasion de visiter la RDA et de s'y faire des amis. Des municipalités gérées par le Parti communiste développaient des contacts avec des villes de RDA. Leurs groupes de jeunes découvraient ainsi les camps de pionniers est-allemands durant les vacances ; des délégations de la CGT allaient étudier "les acquis de la classe ouvrière". Artistes et intellectuels français ne rechignaient pas non plus à se rendre de l'autre côté du Mur. Plus tard, en 1984, l'ouverture d 18un centre culturel français à Berlin-Est connut un succès phénoménal.

De tels échanges étaient pourtant déséquilibrés puisque les citoyens de RDA n'avaient qu'exceptionnellement l'autorisation de se rendre en France. Et tomber amoureux d'une Française exposait à bien des tracas policiers.

Thursday, 28 July 2016

Télévision (histoires secrètes) 3-3 Prédateurs réalisé par Marie-Ève Chamard & Philippe Kieffer



C’est l’histoire d’un microcosme, d’un petit groupe d’industriels, de mini-titans qui se sont déchiré durant les années 1980 pour obtenir une part du gâteau audiovisuel français. Plus habitués à entendre les sourds échos de la guérilla que mènent les starlettes du petit écran entre elles, les téléspectateurs découvrent d’étonnantes histoires secrètes grâce à ce document en béton. Ses auteurs, Marie-Ève Chamard et Philippe Kieffer, évoquent ici leur travail.

Troisième partie : Prédateurs

Pendant qu’Hervé Bourges, dernier PDG de TF1 public « joue le jeu » de la privatisation, les concurrents peaufinent leurs dossiers. Catastrophe pour Hachette, la mise à prix de 3 milliards de francs (pour 50 % des parts) est trop élevée pour son allié Havas, qui se retire. En outre, Bouygues menace de saisir le Conseil d’État : la BNP n’a selon lui pas le droit de faire partie du tour de table de Hachette. Le lobbying de Bouygues, « systématique et scientifique » selon Patrick Le Lay (TF1), séduit les membres de la CNCL. Le grand jour de la présentation des dossiers arrive. Moments comiques que ces extraits de bandes vidéo où l’on voit Francis Bouygues suivre les cours de « tchatche » de Bernard Tapie… Les patrons d’Hachette assistent à la prestation matinale du staff de Bouygues devant la CNCL, dont les membres sont tout sourire. Pour eux, l’après-midi sera maussade. En butte à de nombreuses objections, Hachette réalise que les jeux sont faits. Yves Sabouret se souvient : « On a compris que l’on n’avait rien compris. » A 10 voix contre 3, Bouygues emporte la Une. La CNCL est complètement discréditée.

1988. La réélection de François Mitterrand entraîne le remplacement de la CNCL par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) dirigé par Jacques Boutet. Jack Lang et Catherine Tasca sont les nouveaux ministres en charge de la communication.

Des vedettes de TF1 partent pour La 5. Silvio Berlusconi déclare : « Il faut attraper les stars avant que le béton soit sec. » Droits de diffusion et salaires explosent : de cette époque date la guerre des chaînes. Les programmes de La 5 sont un échec. TF1 met de l’ordre dans son domaine (renvoi de Michel Polac).

1989. Antenne 2 et FR3 sont réunies au sein de France Télévision. Le premier PDG est Philippe Guilhaume.

Surprise : la présidence commune du service public est née d’une idée de Patrick Le Lay alors qu’il discutait avec Jack Lang d’un projet consistant à reprendre La 5 pour y diffuser des programmes complémentaires : « J’aurais mieux fait de me taire » confie-t-il aujourd’hui. Le pouvoir verrait bien Hervé Bourges à la tête de France Télévision, mais le CSA lui préfère un outsider. Du côté de La 5, Seydoux et Berlusconi tentent en vain d’évincer Hersant qui se vengera en lâchant la chaîne, qu’il sait perdue, en vendant ses parts à Hachette.

1990. Robert Hersant quitte La 5, l’opérateur en devient le groupe Hachette dirigé par Jean-Luc Lagardère.

L’avis est unanime : le CSA n’aurait pas du accepter ce transfert de parts. Mais Jean-Luc Lagardère (Hachette) assure qu’il peut redresser la barre. Le service public va mal, Philippe Guilhaume démissionne. Hervé Bourges prend sa place à la tête de France Télévision.

1992. La 5 dépose son bilan et arrête ses programmes. Arte, chaîne culturelle franco-allemande, s’installe en soirée sur le réseau laissé vacant. Jérôme Clément en est le PDG.

Les pertes de La 5 s’élèvent à trois milliards de francs. Berlusconi propose une relance de la chaîne, mais plus personne ne veut de lui. « On l’avait assez vu ! » (Jacques Rigaud). La disparition de La 5 arrange tout le monde. Il y avait une chaîne de trop. La manne publicitaire se répartit entre les télés restantes, tandis que le cinquième réseau est « neutralisé » par le lancement d’Arte.

Télévision (histoires secrètes) 2-3 Opérateurs réalisé par Marie-Ève Chamard & Philippe Kieffer



C’est l’histoire d’un microcosme, d’un petit groupe d’industriels, de mini-titans qui se sont déchiré durant les années 1980 pour obtenir une part du gâteau audiovisuel français. Plus habitués à entendre les sourds échos de la guérilla que mènent les starlettes du petit écran entre elles, les téléspectateurs découvrent d’étonnantes histoires secrètes grâce à ce document en béton. Ses auteurs, Marie-Ève Chamard et Philippe Kieffer, évoquent ici leur travail.

Deuxième partie : Opérateurs
1985. Création de la SEPT et de Médiamétrie.
L’ouverture de l’espace hertzien aux télés privées provoque une onde de choc. Quelques chaînes pirates apparaissent tandis que les industriels se mettent sur les rangs (Hersant, Hachette, Publicis). Un homme d’affaire italien, Silvio Berlusconi, s’introduit dans le jeu sur recommandation de Mitterrand, via Bettino Craxi. Son arrivée provoque des remous jusqu’au gouvernement. Savoureux moment où l’on apprend que Berlu s’en allait à la rencontre de Jack Lang, un lingot d’or en poche… On annonce la mort de Canal + : Berlusconi comme Jean Riboud, patron de Schlumberger, manœuvrent pour récupérer la chaîne. Rousselet tient bon et en appelle à l’arbitrage du président. Dans le plus grand secret, Berlusconi et Seydoux sont choisis comme opérateurs de la future 5, tandis que Publicis, Gaumont et NRJ obtiennent le sixième réseau. Jacques Rigaud, patron de la CLT fulmine : il n’y a pas de compétition, les jeux sont truqués. Lorsqu’on apprend les avantages qu’a obtenu La 5, le tollé est énorme.

1986. La 5 et TV6 ouvrent leur antenne. Au parlement, la majorité change, Jacques Chirac est nommé Premier ministre, François Léotard, ministre de la Communication. Une nouvelle loi prévoit la privatisation de TF1, de TDF et de la SFP. La Commission nationale de la communication audiovisuelle (CNCL), présidée par Gabriel de Broglie, remplace la Haute autorité. Les PDG du service public sont remplacés.

Les deux nouvelles chaînes commencent à émettre à la veille des élections législatives. On espère en haut lieu que cela permettra de gagner des voix. Rien n’y fait, la gauche est battue. La droite annule les concessions de La 5 et de TV6, elle annonce la privatisation de TF1. Maurice Lévy, patron bafoué de TV6, est encore aujourd’hui écœuré et doute que « la France soit un État de droit. »

1987. TF1 est privatisée. Le tour de table est dominé par l’entrepreneur Francis Bouygues. La 5 est réattribuée à Berlusconi auquel s’est joint Robert Hersant. TV6 diffuse ses dernières images. Le sixième réseau est attribué à M6, création d’un consortium dominé par la CLT.

Un appel d’offre est lancé par la CNCL pour l’achat de TF1. Branle-bas de combat : les tours de table s’organisent. Après de nombreuses négociations, la bagarre pour TF1 se fera entre Hachette et Bouygues. Hersant renonce à TF1 et se rapproche de Seydoux et Berlusconi pour la réattribution de La 5. Carlo Freccerro, conseiller de ce dernier, qualifie cette alliance de « mariage diabolique entre deux monstres ». Rigaud (CLT) et La Lyonnaise des eaux se rabattent sur le sixième réseau. Chacun rivalise dans le « mieux-disant culturel ». Le cynisme est de rigueur, personne ne songe un instant respecter ses engagements.

Télévision (histoires secrètes) 1-3 Géniteurs réalisé par Marie-Ève Chamard & Philippe Kieffer



C’est l’histoire d’un microcosme, d’un petit groupe d’industriels, de mini-titans qui se sont déchiré durant les années 1980 pour obtenir une part du gâteau audiovisuel français. Plus habitués à entendre les sourds échos de la guérilla que mènent les starlettes du petit écran entre elles, les téléspectateurs découvrent d’étonnantes histoires secrètes grâce à ce document en béton. Ses auteurs, Marie-Ève Chamard et Philippe Kieffer, évoquent ici leur travail.

Première partie : Géniteurs

1981. La nouvelle majorité socialiste ouvre une brèche dans le monopole en autorisant les radios locales privées. Les PDG de l’audiovisuel sont remplacés. Georges Fillioud est nommé ministre de la Communication.

Le procès de la « télévision giscardienne » est fait dans la rue, dans les couloirs des chaînes et du nouveau pouvoir. Selon André Rousselet, alors conseiller du nouveau président : « Pour les politiques, ne comptent que les informations » lorsqu’ils s’intéressent à la télévision. Georges Fillioud explique aujourd’hui comment il a fait couper les lignes de téléphone qui le reliait directement aux PDG des chaînes.

1982. La loi du 29 juillet relative à la liberté de communication audiovisuelle met fin au monopole. La Haute autorité est fondée (Michèle Cotta, présidente).

Depuis quelques années, l’homme d’affaires Jean Frydman travaille sur un projet de télévision cryptée dont les programmes seraient diffusés dans les créneaux vides des trois chaînes d’État. TVCS s’inspire des pay TV américaines. Pour avoir soutenu Giscard, Frydman est mis hors jeu. L’agence Havas récupère le dossier nommé Canal 4. Lors de son arrivée à la tête de la société, Rousselet, qui avoue ne rien connaître aux médias à cette époque, le découvre avec surprise. Antoine Lefébure raconte : « Il a trouvé ce qu’il allait faire à Havas. »

1984. Canal +, la première chaîne de télévision privée française voit le jour. Elle est dirigée par le président d’Havas, André Rousselet.

Personne ne croit à Canal +, qui va connaître une première année difficile. L’ambition d’y diffuser des programmes culturels a été abandonnée, on s’oriente vers l’idée d’une chaîne « cadeau » offerte aux Français. Pendant ce temps, Jacques Chirac annonce ses projets en matière d’audiovisuel. Il prévoit la privatisation de deux chaînes du service public.

Jean Luc Lagardère, mortelle épopée réalisé par Gilles Cayatte



La mort de Jean-Luc Lagardère, le 14 mars 2003, reste un mystère, qui ne cesse d'intriguer et d'alimenter les rumeurs. Après son décès, sa famille a d'ailleurs déposé une plainte pour homicide. En utilisant les codes du polar, le documentaire s'intéresse aux circonstances étranges de cette mort, suivant un fil conducteur qui mène à des univers comme l'armement, l'aéronautique, la justice, la médecine, les médias, mais aussi l'espionnage, la politique ou le monde des courses hippiques. La quête de vérité autour de la mort de ce patron de presse et chef d'entreprise se poursuit en parallèle à l'évocation de l'aventure Lagardère.

Assassinats, morts suspectes de ministres, fraudes, malversations impliquant des hommes politiques et coulisses du pouvoir, avec cette collection "Affaires d'état / Étranges affaires", France 3 propose une série de films documentaires sur des affaires d'Etat qui ont ponctué toute l'histoire de la Cinquième République. Inconnues ou méconnues, ces affaires sont revisitées avec des éclairages contemporains, voire inédits, et une écriture innovante.

Ludique et accessible, cette collection propose de revenir d'une façon atypique sur l'Histoire contemporaine.

La mort de Jean-Luc Lagardère, le 14 mars 2003, est l'un des grands mystères qui ne cessent d'intriguer et de susciter des rumeurs. Suite à son décès, une plainte pour homicide sera déposée par la famille. Utilisant les codes du polar, le film s'articule autour de cette mort, et mène à des univers aussi différents que l'armement, l'aéronautique, la justice, la médecine, les médias, l'espionnage, la politique ou les courses hippiques, et tente d'en connaître les causes réelles.

La quête de la vérité sur cette mort sera parallèle à l'évocation de l'aventure Lagardère, quarante ans d'une réussite exceptionnelle, et d'échecs retentissants, d'intelligence tactique hors du commun, soutenue par une vision sans équivalent de l'exercice du pouvoir.

Wednesday, 27 July 2016

New York, entre fleuve et océan Claudia Müller & Claudia Steinberg



Une nageuse qui a osé plonger dans l'East River, une photographe qui vit sur un ancien pétrolier et milite pour la redynamisation de la navigation marchande, un architecte paysagiste qui transforme une friche industrielle en parc et jardin des senteurs... Tous racontent les ports et les canaux, les plages et les zones humides de New York, une ville dont l'histoire a été modelée par l'eau. Avec le projet «Vision 2020», le maire Michael Bloomberg entend «revégétaliser» sa ville, en pleine mutation. C'est en particulier le cas de la péninsule de Rockaway, à quelques kilomètres de Manhattan, une ancienne station balnéaire devenue un ghetto dans les années 1960 et 70.

Néandertal et ses secrets réalisé par Ruth Berry



Une enquête scientifique captivante sur les restes fossilisés de Néandertaliens en Espagne. La première preuve génétique d'une organisation familiale chez cette espèce, et des indices de cannibalisme.
v En explorant le réseau souterrain de grottes du site d'El Sidrón, dans le nord de l'Espagne, le paléontologue Antonio Rosas et l'archéologue Marco de La Rasilla ont mis à jour les os d'une douzaine de Néandertaliens et de nombreux fragments d'outils en pierre. Certains os présentent des fractures, d'autres sont brisés, les crânes ont été défoncés... Signes de cannibalisme ? Traces d'un rituel ? Conséquences de la famine ? Plusieurs mystères planent sur le site, et sur la fin de ces hominidés vivant il y a environ 49 000 ans...

Que s'est-il passé ?
Rosas et de La Rasilla sont convaincus que les Néandertaliens n'étaient pas des brutes assoiffées de sang. Que s'est-il alors passé ici il y a 49 000 ans ? Leur enquête conduit vers d'autres sites de fouilles de la péninsule ibérique, notamment sous la mer au large de Gibraltar. L'occasion de rencontrer le biologiste Clive Finlayson qui pense savoir pourquoi l'homme de Neandertal a disparu. Les découvertes d'El Sidrón permettront d'apporter des réponses à cette question, comme l'explique le généticien Carles Lalueza Fox qui travaille sur le génome des Néandertaliens. Il a notamment établi que le groupe d'El Sidrón appartenait à une même famille. Un premier pas pour comprendre le destin des hommes et des femmes de Neandertal et peut-être leur fin

Narco-finance, les impunis réalisé par Agnès Gattegno



L’économie mondiale est de plus en plus irriguée par les narcotrafiquants venus du Mexique. Un documentaire saisissant sur les complicités d’un système financier international pour qui l’argent n’a pas d’odeur.

C’est l’histoire d’une stratégie industrielle très maîtrisée : diversification des activités, conquête de nouveaux marchés, investissements à l’étranger, rien que de très banal dans une économie mondialisée. À ceci près que l’entreprise en plein essor filmée par Agnès Gattegno n’est pas répertoriée au registre du commerce mais plutôt fichée au grand banditisme. Son documentaire montre comment, grâce à la dérégulation des marchés et à l'obsession du profit qui régit les milieux financiers, les sociétés criminelles comme les cartels de la drogue peuvent s’épanouir mondialement et dans une relative impunité. Au Mexique, les narcotrafiquants vampirisent l’économie locale. Profitant des largesses d’une police corrompue et d’un système bancaire complice, ils ont fait main basse sur une partie des domaines agricoles, dont ils contrôlent la production et les prix. Même si seulement deux crimes sur cent sont punis au Mexique, une récente loi antidrogue les a conduits à élargir leurs "compétences" : racket, enlèvements, mais surtout vols exponentiels de chargements d’hydrocarbures. Avec une incidence directe sur le coût de la vie locale : les entreprises lésées augmentent leurs prix. Mais l’impact de ces pratiques mafieuses est avant tout transfrontalier. Le puissant voisin américain en profite largement : il accueille les propriétaires terriens et les chefs d'entreprise rackettés et forcés à l'exil, mais aussi les investissements des narcotrafiquants et les citernes d’essence clandestines.

Argent sale et fluide
Grâce à de nombreux témoignages issus notamment des organismes d’enquête internationaux, Narco-finance, les impunis démonte pièce par pièce les tolérances dont bénéficient ces flux d’argent frais dans l’économie américaine. Un ancien employé de la puissante banque anglo-saxonne HSBC l’accuse frontalement, et non sans crainte pour sa survie, d’être le principal vecteur de blanchiment d’argent sale entre les deux pays. Les autorités de contrôle et la justice ferment les yeux : un effondrement de HSBC déséquilibrerait le système financier mondial. La banque et ses consœurs peuvent donc aider les cartels à toucher les autres places financières comme Londres ou à s’étendre dans des paradis fiscaux comme le Liban, pour le plus grand bonheur du Hezbollah. Dense et très documenté, le film d’Agnès Gattegno est au final l’histoire d’une métamorphose : celle de criminels aux mains sales devenus narcofinanciers en col blanc

Bichon, le gang des Postiches réalisé par Bernard Boespflug



Le gang des postiches est une célèbre équipe de braqueurs et casseurs qui opéra à Paris entre 1981 et 1986. Ils s’attaquèrent à 27 banques et pillèrent 1 300 coffres-forts de particuliers avec une rare audace.

Robert Marguery, dit Bichon faisait partie du Gang des Postiches qui défraya la chronique dans les années 80.

A partir de son journal intime, Bernard Boespflug retrace l’aventure singulière de ce braqueur de banques… de ses premiers pas dans la délinquance comme forme de rébellion, en passant par ses célèbres faits d’armes et ses très nombreuses années passées en prison, qui furent pour lui, en quelque sorte, un chemin intime et sinueux vers la spiritualité, jusqu’à sa « retraite métaphysique » actuelle en Asie du Sud Est.

Histoire de pêche réalisé par Jean Chabot



Documentaire qui laisse la parole aux pêcheurs du Québec, concernés par la pollution des lacs et des rivières de la province. Leurs témoignanges sonnent l’alarme et tentent de cerner les responsables. Leur désir : que s'engage une prise de conscience et que des actions mettent fin à la dégradation de notre parc hydrographique, richesse naturelle du Québec.

Tuesday, 26 July 2016

Mon frère se marie réalisé par Jean-Stéphane Bron



Vingt ans après avoir été adopté par une famille suisse, les Depierrat, Vinh va épouser Sarah dans l'intimité pour éviter que ses parents adoptifs Claire et Michel ne se recroisent, la famille ayant éclaté depuis dix ans.

Cependant, la mère vietnamienne de Vinh va venir pendant trois jours pour assister au mariage de son fils qu'elle avait décidé laisser partir sur un bateau de boat people alors qu'il avait sept ans. Comme les Depierrat et même Vinh lors d'un voyage au pays ne lui ont jamais avoué qu'il y a eu un divorce, Jacques le fils insiste pour que tous jouent la comédie de la famille unie et catholique pour faire plaisir à cette dame et à Vinh.

Le film est consacré aux péripéties de la préparation difficile de ces trois jours et du jour du mariage au cours duquel l'ancien couple Claire-Michel a du mal à se revoir et que leur fille Catherine ne parvient toujours pas à dialoguer avec ses parents. Pire, au fur et à mesure, l'ancien patron mono-maniaque de son entreprise Michel et Claire finissent par accuser Jacques de tenter de réunir la famille contre leur gré.