Monday, 16 March 2015

Des racines et des ailes - Paris authentique, Paris insolite réalisé par France 3



Voyagez dans le temps à travers une capitale qui ne cesse de se réinventer tout en respectant son histoire...

Depuis le sommet de l’Eglise Saint-Eustache, située au coeur du Paris historique, Carole Gaessler vous offre une vue exceptionnelle à 360° sur la capitale et les monuments qui la font rayonner!

MONTMARTRE AU COEUR
Perché sur les hauteurs de Paris, il existe encore un village atypique : Montmartre. Au XVIII° siècle, la commune de Montmartre était encore un coin de campagne aux portes de Paris où la haute société venait respirer le bon air. Des images 3D, fabriquées spécialement pour ce reportage, reconstituent la butte telle qu’elle était alors, avec ses vignes, ses maisons et sa douzaine de moulins.

Le 18 mars 1871, c’est à Montmartre, annexée à Paris onze ans plus tôt, que débute la Commune de Paris avec les premières insurrections. C’est également Montmartre que l’on choisit, suite à la défaite militaire de la France face à la Prusse, pour bâtir une église en signe d’espérance : la basilique du Sacré Coeur, financée par une souscription nationale.

Dressée au dessus de la ville, la basilique du Sacré Coeur est l’un des emblèmes de Paris dans le monde entier. Avec onze millions de visiteurs chaque année, la basilique est le deuxième monument le plus visité de Paris. Le Père Laverton nous fera découvrir ses trésors, notamment la « Savoyarde », la plus grosse cloche de France, cachée dans le campanile. A la nuit tombée, nous assisterons à un évènement unique au monde : les nuits d’adoration. Depuis 130 ans, sans interruption, ce relais est organisé de jour comme de nuit au sein de la basilique pour veiller sur le Saint-Sacrement. Nous suivrons Nicolas Schitulli, un habitué des lieux.

Nous vous invitons à découvrir les trésors insolites et cachés de cette colline qui domine la capitale…

Nous irons à la rencontre d’Isabelle Vergerolle, la factrice de Montmartre. Elle est tombée amoureuse de ces ruelles pavées et des habitants de la butte. Une tournée sportive, conviviale et souvent drôle!

Karine Ringot nous emmènera ensuite à la découverte de la rue la plus commerçante de Montmartre : la rue Lepic, qui a su garder son authenticité et ses petits commerces. Au pied de la butte, elle nous guidera dans les nombreux étages du marché Saint-Pierre, le paradis du tissu.

À quelques dizaines de mètres du Sacré Coeur, le lendemain matin, Laurent Derobert nous ouvrira les portes de l’un des lieux les plus insolites de Montmartre : la Cité des Arts. Dissimulée dans un parc interdit d’accès, cette résidence accueille une quarantaine d’artistes. On se croirait ici en pleine campagne.

Un peu plus bas, au bistro la Midinette, Stéphane Cachelin accueille chez lui certains des plus illustres représentants du cinéma français, comme Jean-Pierre Jeunet, qui déjeune ici régulièrement. Le réalisateur d’Amélie Poulain nous conduira chez lui, dans ce qu’il appelle son petit musée privé du cinéma.

En haut de la rue Lepic se cache une petite merveille : un passage secret qui abrite « l’Hôtel Particulier », le plus petit hôtel de Paris. Un établissement de charme tenu par Oscar Comtet. Ce passage recèle une autre surprise : le CLAP, l’un des plus grands clubs de pétanque de Paris. Présidé par Catherine Moureau, il compte aujourd’hui 300 membres de tous âges. C’est aujourd’hui un peu le gardien de l’âme de Montmartre.

LE NOUVEAU COEUR DE PARIS
Paris est une ville en transformation permanente. Le coeur de la ville en témoigne, aujourd’hui comme hier. Le vaste chantier des nouvelles Halles est un nouveau visage que l’on découvre en avant-première, sous et sur la déjà fameuse canopée de verre, un projet qui s’inspire, 150 ans après, de celui de Baltard.

En plein coeur des Halles, et tout à la fois proche du Louvre, l’église Saint-Eustache a été chapelle royale, comme nous le rappelle l’historien et romancier Jean-François Parot. L’église a accueilli en ses murs de nombreuses personnalités, musiciens, personnages de cour, comédiens aussi. Les Halles ne sont plus, mais les maisons qu’elles ont vu naître existent encore. Et certaines sont classées, comme le Pharamond, dont le décor célèbre l’art nouveau.

La première pâtisserie de Paris aussi : Stohrer est le nom du pâtissier de Marie Leszczynska, épouse de Louis XV. La maison confectionne toujours des spécialités de la cour.

Les habitants de ce quartier nourricier sont fiers de ce savoir-faire, et savoir-vivre. Jean-Sébastien Petitdemange nous fait découvrir sa rue Montorgueil, dans sa tradition et son évolution.

Le soir, à la fermeture, une petite charrette s’arrête devant les boulangeries qui le souhaitent : les pains et pâtisseries invendus vont approvisionner la Soupe Saint Eustache, une institution dans ce coeur de Paris. L’association est née avant les restos du coeur. Ses 300 bénévoles se relaient aujourd’hui pour perpétuer une tradition des Halles : nourrir ceux qui n’ont pas de quoi.

La très animée rue Réaumur, avec ses commerces et ses ateliers de confection, recèle de bâtiments et de façades extraordinaires… Nous découvrons les maisons les plus illustres de cette artère méconnue.

Autre monument de la première République: la grande Poste du Louvre. L’architecte Dominique Perrault nous explique le grand projet de transformation du site.

Plus à l’Est, la place de la République, lieu emblématique s’il en est, a été entièrement rénovée. Ce point de ralliement est bordé par la grande caserne Vérines, construite sous Napoléon III. Derrière sa façade, nous découvrons les ateliers d’artisanat de la Garde Républicaine. Selliers, casquiers et fourbisseurs de sabres y oeuvrent toujours.

Retour à l’église Saint Eustache. Chaque année, la cérémonie est rituelle. Depuis 1800, l’âge d’or des Halles, les charcutiers font donner une messe pour leur corporation. A la fin de l’office, les maîtres charcutiers-traiteurs offrent un buffet de leurs spécialités aux pauvres, dans la grande tradition des Halles d’autrefois. Le quartier a beau connaître de nombreux bouleversements, l’esprit du coeur de Paris souffle encore…

PARIS AU VERT
La nature reprend de plus en plus ses droits dans la capitale. Des havres de verdure et de biodiversité réapparaissent ; ils retrouvent une vraie place au sein de la ville et nous aident à vivre mieux.

À quelques pas de la tour Eiffel, sur le toit d’un hôtel, se trouve l’un des plus grands potagers de la capitale. Ici sont produits les légumes et les fruits qui seront proposés aux clients du restaurant. L’agriculture urbaine est plus qu’un phénomène de mode, et dans la capitale, ces lieux de production se multiplient.

Dans la ville, la biodiversité est partout, parfois cachée, souvent discrète. C’est le cas des plantes de nos murs et de nos trottoirs qui intéressent les scientifiques. Depuis le contrôle des pesticides par la mairie de Paris, elles reviennent en nombre et recolonisent nos rues. Lorsqu’elles trouvent des sites préservés c’est parfois une véritable jungle qui apparait.

C’est le cas de la petite ceinture. Cette ancienne voie de chemin de fer abandonnée depuis les années 90 est devenue un haut lieu de la biodiversité dans la capitale. Ce corridor vert est un vecteur de dissémination de plantes et d’animaux dans toute la ville et intéresse écologues et scientifiques. Aujourd’hui le long de cette nouvelle ceinture verte, des lieux de vie commencent à renaître.

Nous nous rendrons dans les deux grands poumons verts de la capitale : le bois de Vincennes à l’Est et le bois de Boulogne à l’ouest.

À Vincennes, la tempête de 1999 a permis de recréer une forêt primaire. Certaines parties du bois sont interdites au public et ne sont plus exploitées. Dans ces zones, les arbres pourrissent au sol et permettent à la forêt de se renouveler de façon naturelle. En quelques années, ces parcelles ont retrouvé une biodiversité digne des grandes forêts françaises.

Au coeur du bois, nous découvrirons une institution renommée : l’école Du Breuil, un lieu d’excellence qui forme les jardiniers et bûcherons de la capitale. Ici, chaque année, au mois de septembre, a lieu la présentation de la collection. Les jardiniers viennent découvrir les tendances et les nouvelles plantes qu’ils pourront planter dans les parcs et les jardins de la ville au printemps suivant.

À quelques pas de l’école Du Breuil, le nouveau Parc zoologique de Paris a rouvert ses portes depuis peu. L’ensemble des « paysages » du parc a été repensé, des biotopes ont été créés afin de découvrir les animaux dans leurs milieux naturels. Nous verrons qu’il faut beaucoup d’ingéniosité pour recréer une savane africaine sous nos climats.

Situé en lisière du bois de Boulogne le Jardin d’Acclimatation est une institution centenaire où la nature est mise en scène pour le plus grand plaisir des citadins. Il accueille depuis quelques mois la fondation Louis Vuitton, construite par l’architecte Franck Gehry. Le nouveau bâtiment s’intègre parfaitement dans la nature environnante qui forme un véritable écrin. Ses voiles de verre dialoguent avec l’environnement naturel.

No comments:

Post a Comment