Sunday, 1 March 2015

Thalassa - L'estuaire de la Seine un monde de paradoxes réalisé par Jean-Thomas Ceccaldi &François Guillaume



L’estuaire de la Seine, c’est la mer à une heure de Paris, un endroit dont on croit tout savoir...

« Dans cet estuaire, c’est la nature qui essaye d’avoir sa place à coté des industries. Il faut que l’on essaye de la préserver »…

Un voyage dans cette campagne maritime se révèle en fait être une suite de surprises, de paradoxes, et d’images étonnantes. Car sur 160 kilomètres, l’industrie et le commerce cohabitent ici en permanence, tant bien que mal, avec la nature et le patrimoine historique.

C’est un périple entre son embouchure Le Havre et son port façonné par le transport maritime et le barrage de Poses, en amont de Rouen, considéré comme la fin de l’estuaire, l’endroit où l’influence de la marée cesse de se faire sentir. Tout le long de cette longue route maritime se retrouvent toutes les tensions et les contradictions de notre époque.

On croise dans l’estuaire de la Seine des oiseaux protégés à l’ombre des cheminées d’usines, des super tankers croisant des frêles chalutiers de pêcheurs à la crevette, des vaches qui regardent passer les cargos, des paysages qui semblent être ceux des îles caribéennes, un porte-conteneurs servant de support à une œuvre d’art, une péniche naviguant en pleine mer… et même des bœufs buveurs de cidre!

Pas étonnant, alors, que pour ceux qui vivent au fil de l’eau, l’estuaire soit souvent le cadre d’une véritable aventure au quotidien…

C’est le cas pour Patrick et Catherine les pilotes de Seine qui guident les gros bateaux le long des méandres du fleuve et qui se prennent parfois pour des « pilotes-agriculteurs »… pour Hugo le jeune professeur de Rouen qui veut repeupler les berges de péniches-maisons… pour Francis le photographe qui depuis son ULM voit l’estuaire comme personne ne le verra jamais : « c’est un paysage que le brouillard matinal rend mystérieux et romantique » … pour Christophe le docker du Havre qui participe à un projet artistique hors du commun… pour François-Xavier l’agriculteur aux idées folles… pour Yann le pêcheur de Honfleur obstiné et amoureux des traditions… et pour Faustine l’ornithologue cernée par les industries chimiques:

« Dans cet estuaire, c’est la nature qui essaye d’avoir sa place à coté des industries. Il faut que l’on essaye de la préserver »…

Avec ces passionnés, voyage au fil d’un long fleuve pas si tranquille…

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