Wednesday, 15 June 2016

Paris Belle Époque réalisé par Raynal Pellicer



Laurence Piquet propose la diffusion d’un film qui permet de redécouvrir le Paris de la Belle Epoque et ses artistes de l’Art nouveau.

Plus de 50 millions de visiteurs venus du monde entier, des innovations technologiques en pagaille, une exubérance insouciante : l’exposition universelle de 1900 symbolise l’entrée dans le nouveau siècle et offre une vitrine à tous les artistes qui défendent l’émergence d’un art véritablement nouveau. «?La ville était entièrement illuminée à l’électricité, explique Caroline Mathieu, conservateur général au musée d’Orsay, et l’exposition rutilait de tous ses feux. Paris méritait absolument son titre de Ville lumière.?» La fée électricité n’est pas la seule vedette de l’exposition : le trottoir roulant à deux vitesses pour la parcourir et les dernières créations architecturales, comme le pont Alexandre-III, le Grand et le Petit Palais, construits selon des techniques d’avant-garde, symbolisent le progrès. Mais, pour les créateurs du nouveau siècle, ils ne sont que «?pastiches du passé?», donc un «?art mort?».

L’Art nouveau est un «?art vivant?», qui arrive par le métro, dont la première ligne est inaugurée pour l’exposition. Le président de la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris a fait appel au jeune architecte Hector­ Guimard pour concevoir les entrées des bouches de métro. Inspiré par le Belge Victor Horta, chef de file de l’Art nouveau, ­Guimard s’impose alors comme la figure à part d’un mouvement qui se caractérise par son style joyeux, sensuel et coloré, s’inspirant de la nature, avec des motifs végétaux et féminins. «?L’Art nouveau, selon Christophe Leribault, directeur du Petit Palais, vise à être un art total qui couvre toutes les techniques.?» Il incarnera une décennie de liberté, où des architectes réinventent leur art et où des artistes comme René Lalique ou Emile Gallé révolutionnent la bijouterie et la décoration. Mais «?la radicalité de leur démarche s’est retournée contre eux, rappelle Pascal Ory, professeur d’histoire à la Sorbonne. Parce qu’ils étaient tellement à la mode en 1900 qu’ils n’étaient plus à la mode en 1910?». La guerre de 14-18, surtout, bouleverse cette période qui, idéalisée par contraste, va devenir la «?Belle Epoque?».

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