Wednesday, 21 September 2016

Crimes à la cour des Médicis - Le pouvoir d'une femme réalisé par Judith Voelker



À Florence, la crypte de l'église San Lorenzo accueille 49 tombes de la famille des Médicis, dont plusieurs anonymes. Qui sont ces Médicis tombés dans l'oubli ou que l'on a voulu effacer de l'histoire familiale ? Des chercheurs sont en passe de résoudre deux affaires mystérieuses qui ont secoué la Florence du XVIe siècle et la famille régnante.

Le duc François I er règne désormais d'une main de fer sur Florence. En 1578, Johanna d'Autriche, qu'il a épousée à contrecoeur pour sceller l'alliance des Médicis et des Habsbourg, meurt en couches. Il brave alors le scandale et se marie avec sa maîtresse, la Vénitienne Bianca Cappello. En 1587, les deux époux décèdent à quelques heures d'intervalle et l'ambitieux Ferdinand devient grand-duc de Toscane. Malaria, comme l'affirment les rapports d'autopsie, ou empoisonnement ? Pour résoudre l'énigme, les chercheurs suivent deux pistes : l'analyse toxicologique des poils de barbe retrouvés dans le sarcophage de François, et la recherche du corps de Bianca, qui n'a pas été inhumée aux côtés de son époux et reste introuvable depuis plus de quatre cents ans...

Les oubliés de l'histoire
Au XVIe siècle, les Médicis, maîtres incontestés de la Toscane, influencent toutes les cours d'Europe, grâce à une habile politique matrimoniale. Tandis que Catherine de Médicis épouse le futur roi de France Henri II, Cosme Ier devient duc de Florence en 1537. La puissance du clan est à son zénith. Mais ses membres, assoiffés de pouvoir, se perdent en querelles impitoyables. La crypte de l'église San Lorenzo abrite quarante-neuf de leurs tombes, dont plusieurs anonymes. Qui sont ces Médicis tombés dans l'oubli ou que l'on a voulu effacer de l'histoire familiale ? Grâce aux méthodes de la police scientifique, historiens et bioarchéologues reconstituent l'histoire mouvementée des damnatio memoriae, les bannis de la mémoire.

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