Wednesday, 31 May 2017

La ruée vers l'art réalisé par Marianne Lamour



Comment l'irruption de collectionneurs milliardaires a bouleversé le marché de l'art. De New York à Hongkong, de Singapour à Miami, de Shanghai à Doha en passant par Bâle et Venise, ce documentaire part à la découverte de ce monde opaque et exclusif, sans en cacher ni les outrances ni les errements.

Acheté en douze minutes, Le cri du peintre Edvard Munch est l'œuvre la plus chère du monde. Elle a trouvé preneur pour près de 120 millions de dollars en 2012 chez Sotheby's New York. La somme donne le vertige et témoigne d'une hausse massive des prix. Jusque-là réservé à un petit cercle d'esthètes et d'amateurs éclairés, l'art contemporain est aujourd'hui orchestré par des nouveaux riches qui pratiquent une spéculation intense. Le principe : acquérir les œuvres d'artistes contemporains les plus cotés, comme celles de Damien Hirst, Jeff Koons ou Takashi Murakami, et les revendre à prix d'or lors de ventes aux enchères. Désormais globalisé, le marché de l'art attire les nouvelles fortunes d'Asie et du Moyen-Orient qui voient l'art contemporain comme un puissant soft power. Face à cette nouvelle donne, les artistes se sont transformés en chefs d'entreprise et fabriquent leurs œuvres à la chaîne.

Outrances
De New York à Hongkong, de Singapour à Miami, de Shanghai à Doha en passant par Bâle et Venise, ce film part à la découverte de ce monde opaque et exclusif, sans en cacher ni les outrances ni les errements. À la manière d'un reportage, elles interrogent de foire en foire, au rythme d'une saison entière, des galeristes de renom, comme Charles Saatchi, ainsi que de grands collectionneurs et des marchands d'art influents. Un tour d'horizon grisant qui lève le voile sur les dérives mercantiles de l'art contemporain.

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